Je vais donc m’appuyer fortement sur cet article pour tenter d’apporter une réponse à cette question.

Le 29 décembre 2011, je publiais mon premier billet sur ce blog, dans lequel j’expliquais succinctement la raison pour laquelle je me lançais dans l’aventure :

« Mon objectif est de mettre en ligne et partager tout ce qui m'interpelle au quotidien: infos insolites, billets d'humeur, coups de cœur, news diverses et variées [...]. On trouvera donc pêle-mêle des billets relatifs à la musique, la culture geek au sens large, les mangas, BD, comics, films, séries, sujets de société, j'en passe, et des meilleurs.

Bref, il y aura ici tout et rien, et parfois même n'importe quoi. » 

Quasiment 7 mois plus tard, en prenant un peu de recul, je constate que cet objectif éditorial a été relativement bien tenu, même si je n’imaginais pas la quantité de travail que cela représente d’essayer d’écrire des articles un minimum sérieux.

Pourquoi j’écris?

Comme dans l’article de Brocooli, je me suis d’abord demandé : « est-ce vraiment intéressant de se poser la question ? » ; pourquoi les gens font du sport, du tricot ou s’amusent à agrémenter la cuisine plutôt que simplement faire bouillir l’eau pour les pâtes ? Ils le font parce qu’ils en ont envie. Après tout, on se moque pas mal des raisons.

Mais comme c’est le sujet de ce billet, je vais m’allonger sur le divan et rechercher les raisons qui m’ont incité à lancer ce blog.

Au final, les fans de psychanalyse pourront passer leur chemin, les raisons sont assez simples ou en tout cas, je n’exposerai pas ici de traumatisme adolescent ou d’angoisse existentielle.

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours aimé découvrir de nouvelles choses ; pas uniquement pour le plaisir de la connaissance, mais également pour les partager et échanger avec mon entourage (bouquins, films, albums, jeux vidéo, séries, sujets de société, politique, etc…).

Prêter, échanger, partager, emprunter, débattre, sont des choses que j’apprécie tout particulièrement.

Comme beaucoup de gens en fait, finalement… Rien d’original.

Ce qui change, c’est peut-être le fait d’utiliser l’écriture pour partager car comme le dit l’adage : « les paroles s’envolent, les écrits restent ».

Depuis que j’ai accès à internet (et oui, il y a eu un « avant internet »), j’ai toujours aimé écrire afin de pouvoir m’y référer de temps en temps : cela me sert en quelque sorte de gestion de favoris.

Une des grands avantages d’internet, c’est qu’il permet d’échanger avec beaucoup plus de monde d’un seul coup. Donc j’utilisais le mail, des forums privés entre amis, puis plus récemment Facebook et Twitter pour partager ce qui me plaisait ou, au contraire, me révoltait.

 

Pourquoi créer Les Fonds de Tiroirs ?

Quel est l’intérêt de rédiger des billets dans un blog plutôt que de coller des liens sur Twitter, Facebook ou autres (ce que je continue à faire tout de même)?

Sur le blog, contrairement à Facebook ou Twitter, je m’oblige à étayer mes dires, à faire des recherches et me documenter, histoire qu’il y ait une valeur ajoutée à venir lire les billets.

Cela va de pair avec la prise de recul sur les thématiques à aborder et les articles à rédiger : il faut sélectionner les informations « dignes » d’y passer du temps plutôt que me laisser (trop) aller à l’émotion du moment suite à un évènement, un coup de cœur/de gueule qui après réflexion n’en valait pas la peine.

J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’échanger à ce sujet lors de Japan Expo/Comic Con avec David Medernach sur le stand Freepod. Lui-même étant en pleine réflexion sur l’orientation à donner à son (très bon) podcast, 12 minutes de…

Ainsi, ne pouvant, faute de temps, rédiger de nombreux articles régulièrement, j’ai pris le parti de privilégier le contenu à la quantité d’information (certains comme Korben arrivent très bien à allier les deux, mais ça n’est pas mon cas).

A mon petit niveau, j’ai l’impression de réaliser un travail journalistique : définir des thèmes, trouver des sources, les recouper, faire un travail de synthèse et d’analyse des informations pour enfin arriver à la rédaction proprement dite.

Je n’ai pas cependant  la prétention de publier uniquement des billets fouillés et très documentés. J’utilise d’ailleurs les billets Vu sur le net pour aborder succinctement les thématiques qui ont retenu mon attention sur la semaine qui vient de s’écouler (enfin, quand j’arrive à être régulier….). Cela revient à ce que j’évoquais précédemment, c’est-à-dire un moyen d’enregistrer quelques liens permettant de savoir où retrouver une information.

A l’origine, c’était donc un projet assez égoïste de ma part pour travailler ma réflexion et mon rédactionnel (ce billet est d’ailleurs un très bon exercice à ce niveau) tout en continuant à alimenter mon entourage d’informations plus ou moins intéressantes (on est en plein dedans…).

C’est d’ailleurs toujours le cas mais s’il intéresse des personnes hors de ce cercle, j’en suis ravi.

Ce travail pseudo-journalistique me permet d’aller encore plus chercher la découverte et au final, même si ça n’était pas le but recherché, de prendre contact, voire de provoquer des rencontres, ce que je n’aurai pas forcément fait avant (je pense notamment aux différents podcasteurs avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger dernièrement…).