Tome1:

San Francisco, 1983. Un tueur de masse abat 9 personnes depuis le toit d'une rue passante. L'inspecteur Spaddaccini, surnommé par ses collègues Wonderball à cause des friandises qu'il mange à longueur de journée, est chargé de l'enquête. La rapidité du tueur lui rappelle un dossier qui a marqué sa carrière : l'assassinat de Kennedy. L'occasion d'une promenade dans le passé, celui du San Francisco freak et toxique des années 60 et 70.

Thriller sombre hyper efficace et qui nous plonge immédiatement dans le bain.

Le scénario est assez nerveux, rythmé, et surtout, s’il est assez classique, fonctionne très bien, ce qui a pour conséquence qu’on dévore ce premier tome très bien servi par la mise en scène.

Le dessin est également très réussi et la mise en couleur donne un côté sale, pesant qui ajoute un filtre à l’histoire assez poisseuse.

 



Tome2:

Mis en congés forcés dans l'attente des résultats de l'enquête interne sur la mort du « Chasseur », Wonderball assiste aux funérailles de son ami Bob Archer. Cest là qu'il est approché par un mystérieux individu affirmant connaître les liens entre le Collège Invisible et la mort d'Archer. Ces révélations mèneront Wonderball sur les traces de son passé ainsi qu'à des tombes creusées dans le désert du Nevada.


Dans la continuité du premier, ce second tome monte encore plus en puissance et nous tient en haleine jusqu’à nous frustrer par une fin qui ne nous donne qu’une envie : lire la suite !

Spaddaccini est de plus en plus dépassé, tout semble s’effondrer autour de lui et il se pose de plus en plus de questions sur son passé.

Le scénario est d’ailleurs un des points forts de ce 2ème tome : on pense comprendre l’intrigue mais c’est pour mieux se retrouver piégé parmi de nouvelles zones d’ombre.

La mise en scène et le dessin sont toujours aussi efficaces dans cette suite haletante.


J’ai évoqué Wonderball dans l’épisode 15 de l’EntrePod