L’histoire

Alors que Scrat poursuit inlassablement son gland avec toujours autant de malchance, il va cette fois provoquer un bouleversement d’une ampleur planétaire… Le cataclysme continental qu’il déclenche propulse Manny, Diego et Sid dans leur plus grande aventure. Tandis que le monde bouge au sens propre du terme, Sid va retrouver son épouvantable grand-mère, et la petite troupe va affronter un ramassis de pirates bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux...

Est-il encore besoin de présenter la fine équipe dont le 4ème épisode des aventures est actuellement en salles ?

Après avoir secouru un enfant, survécu à une inondation et croisé des dinosaures dans un monde perdu, que pouvait-il bien arriver à Diego, Sid, Manny (désormais accompagné de sa famille) et bien sûr Scrat l’écureuil, véritable mascotte de la franchise par qui tout commence ?

Et bien rien de moins de que la dérive des continents !


Avis

Après un 3ème épisode décevant et que j’ai quasiment complètement oublié, le risque de lassitude et de déjà-vu était bien présent.

En termes de scénario, rien de bien original : nos héros se retrouvent à nouveau au cœur d’une aventure dans laquelle ils doivent rapidement atteindre, par un parcours semé d’embuches, un endroit donné afin de sauver leurs familles/amis/semblables. On prend la même recette qui a, plus ou moins, fonctionné jusqu’à présent.

Malgré cette présentation/introduction peu flatteuse, le film m’a vraiment plu et j’ai passé un bon moment. L’humour et la mise en scène ont bien fonctionné ; même si le scenario n’apporte pas grand-chose de nouveau, la façon dont est rythmée l’aventure et l’humour beaucoup mieux dosé que le précédent (surtout beaucoup moins référencé et anachronique ; c’était le syndrome Shrek où l’univers propre disparait au profit de gags qui seront incompréhensibles dans quelques années) donnent à l’ensemble une cohérence qui rempli son objectif : divertir.

C’est bien sûr plein de bons sentiments mais sans aller jusqu’à  l’écœurement, c’est bon enfant.

Là où le film fait fort également, c’est techniquement : c’est magnifique. Les détails, les couleurs, les textures, tout est réussi pour moi à ce niveau.

De plus, les personnages secondaires, et l’équipe de bras cassés du capitaine pirate sont plutôt bien exploités.

Et comment ne pas citer les apparitions savoureuses de Scrat qui ponctuent régulièrement le film et qui me tire à chaque fois au minimum un sourire.


Au rayon des moins, la chanson de Gut, le chef des pirates n’apporte rien et est, sommes toutes, très banale (peut être à cause de la VF) – les passages en mode comédie musicale étaient plus réussis dans les précédents épisodes.

Et  la pastèque (référence au 1er épisode) sur le gâteau qui gâche tout : le générique de fin. Quel faute de goût !!! aussi logique que de mettre une bande son hard-rock/métal à la fin de Farinelli…


Il manque tout de même le charme du premier épisode et après 4 opus, il est certainement tant de s’arrêter là avant de faire le film de trop et j’ai peur d’un Âge de glace 5 : à la conquête de l’espace ou d’une exploitation du filon dans le genre……

Bon je croyais que le 3ème était dans ce cas mais finalement la dérive des continents m’a fait mentir.


L'Âge de glace : La dérive des continents de Steve Martino et Mike Thurmeier – Durée : 1h34

Sortie en salles le 27 juin 2012