L’histoire

« Après avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des super-pouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…
D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas ! »

 

Andrew, Matt et Steve sont 3 ados comme on en rencontre fréquemment dans les productions américaines.

On retrouve ainsi Steve, l’extraverti à qui tout semble réussir, décidé à devenir politicien.

On a Matt, le superficiel, qui aurait pu également se retrouver dans le rôle du Quaterback typique de ce genre de film, mais qui se plait à citer les philosophes pour tenter de démontrer qu’il n’est pas  juste l’égocentrique qu’il peut laisser paraître.

Et enfin Andrew, le rejeté du lycée, à la vie sociale compliquée avec une mère mourante et un père alcoolique et brutal, vivant de l’assurance suite à un accident l’ayant forcé à abandonner sa carrière de pompier.

Ce trio improbable va se retrouver lié suite à la découverte, en marge d’une soirée lycéenne, d’une source d’énergie leur fournissant des pouvoirs télékinésiques de plus en plus importants, qui vont bouleverser leur existence, qui, jusqu’à présent, était assez classique.

  

Avis

Après avoir vu l’excellente bande-annonce du film et l’épisode de l’Aguiche Room lui étant consacré, il me fallait voir ce film.

Tout au moins pour apprécier si tout cela n’allait rester qu’un buzz de pré-sortie ou bien une réussite dans la continuité de la bande-annonce.

En sortant de la salle, point de déception, au contraire, il s’agit pour moi d’un film à recommander.

 

Andrew rappelle le personnage de Simon dans Misfits. En effet, il s’agit d’un jeune homme réservé, en marge de ses semblables, voire leur bouc-émissaire, qui est plus spectateur qu’acteur de la réalité.

Mais il s’agit là d’un Simon obscur puisqu’Andrew, sans trop spoiler, ne cherche pas à utiliser ses pouvoirs dans une optique de bon samaritain et va plutôt vivre une descente aux enfers dont la rapidité est proportionnelle à l’augmentation de ses pouvoirs.

Les dialogues entre les 3 « héros » sont assez bien écrits et on ne retrouve pas les poncifs manichéens inhérents aux films de super-héros.

 

Côté réalisation, on a une affaire rondement menée et efficace puisque l’action est constamment suivie d’un point de vue subjectif (la caméra d’Andrew, la caméra d’une lycéenne bloggeuse, les caméras de surveillance, les objectifs de la police, les smartphones des badauds etc…).

Bref, on a l’impression d’être un observateur omniscient tout au long des évènements.

Ce genre de films entraine bien sûr la mise en place d’effets visuels numériques dans l’ensemble très réussis, voire bluffants (quelques réserves sur certaines scènes aériennes…).

Cette réalisation, tout comme la mise en scène, apporte un côté « réaliste » qui conduit le spectateur à s’identifier à ce qu’il voit et s’interroger sur ce que chacun ferait à la place de ces 3 gamins.

 

La dernière partie du film rappelle énormément le film d’animation de Katsuhiro Otomo, Akira, notamment en termes de relationnel entre Andrew et Matt qui semble fortement inspirée par celle entre Testuo et Kaneda mais également avec l’ambiance apocalyptique qui s’en dégage.

 

La fin est un peu expéditive par rapport à la montée en puissance du film, mais cela reste tout de même cohérent.

 

Je vous conseille également de lire la critique réalisée par John Plissken pour une analyse plus poussée du film.


Chonicle de Josh Trank – Durée : 1h24

Sorti en salle le 22 février 2012

 

La bande-annonce :