L’histoire :
Riggan Thomson, acteur autrefois célèbre pour avoir joué le super-héros Birdman, tente de retrouver sa célébrité en montant son projet de la dernière chance : une pièce à Broadway.

Mais le chemin qui le ramènera, ou pas, vers la gloire est semé d’embûches, dont Riggan lui-même.

 

Avis :

J'ai été emporté par ce film étourdissant et complètement convaincu  par l’histoire ; ce drame, mettant en scène Riggan Thomson et son entourage, has-been ruiné et en quête de reconquête de sa gloire d’antan lorsqu’il était Birdman.

On suit sa descente aux enfers vers la folie, prêt à tout pour satisfaire à sa mégalomanie et retrouver sa popularité, tout en cherchant à démontrer qu’il n’est pas qu’une création médiatique, mais bien un vrai artiste.

Le film est porté par les acteurs, aux premiers rangs desquels on trouve bien entendu Mickael Keaton, dont le charisme et la présence déborde de l’écran.

Il faut également noter le parti pris en termes de bande son, à 90% uniquement réalisé à la batterie seule.

Enfin, certainement la partie la plus marquante de ce film : la mise en scène et la réalisation. Très théâtrales mais en même temps très cinématographiques avec le tour de force de nous faire vivre un plan séquence (bien entendu artificiel mais hyper bluffant) de 2h.

C’est un film dramatique mais aussi satirique qui n’hésite pas à égratigner ses semblables et mettre en avant les affres de son époque : la célébrité à tout prix, le voyeurisme, l’égocentrisme, les critiques pleines de préjugés élitistes, les blockbusters et leurs stars sur-médiatisées et idolâtrées, sans pour autant tomber dans la caricature grossière et réac.

Il m’a pas mal fait penser à Black Swan, dans les errements mentaux, toujours sur le fil du rasoir du personnage principal, quand la réalité et la folie se mélangent.

Bien sûr, on ne peut s’empêcher d’y voir la mise en abîme du parcours de Mickael Keaton dans  ce film, qui a connu une traversée du désert après avoir incarné le charismatique Bruce Wayne/Batman il y a 25 ans.

Birdman était mon coup de cœur dans l'épisode 13 de l'Entrepod.