A l’occasion de l’EntrePod – Spécial Noël, Marius nous a fait partager son coup de cœur pour l’album Illusions d’Ibrahim Maalouf qui venait de sortir.

Si j’aime charrier Marius sur ses découvertes musicales parfois… spéciales…, il faut bien reconnaitre que dans ce cas, il m’a éclairé sur un artiste hyper talentueux qui m’était inconnu et que depuis j’écoute très régulièrement.

Donc dès que nous avons su qu’il se produisait au Festival Archéo-Jazz de Blainville-Crevon (à quelques minutes de Rouen), les copains de L’EntrePod et moi nous sommes rués sur les places.

 

Comme Marius le présentait, Ibrahim Maalouf utilise une trompette à quarts de ton (créée par son père) pour apporter une certaine relecture de cet instrument, ce qui lui permet de composer des mélodies et de mélanger des styles au gré de ses influences et de son imagination. Du coup, il façonne la nôtre, puisque ses morceaux constituent des voyages oniriques auditifs ; je pense notamment au moment où Ibrahim Maalouf lâche sa trompette pour siffler une variation sur le thème entamé initialement par l’orchestre, subjuguant le public par ce moment très poétique.

Le concert est super bien rôdé, les musiciens excellents et on sent qu’ils prennent du plaisir sur scène, c’est vraiment agréable de pouvoir participer à ce type de prestation pendant environ 2h (je n’ai pas regardé l’heure, ni vu le temps passer), dont un excellent rappel d’une trentaine de minutes.

La classe, le talent, les sourires ; bref, il ne m’en faut pas plus par passer un bon moment, et me prendre une grosse claque.

 

Le clip de Beirut qui illustre bien l’univers et les influences d’Ibrahim Malouf (quelle montée en puissance !! et quelle fin !!)


A noter la première partie, Rachel Ratsizafyqui m’a vraiment plu avec, elle aussi, un univers fait de diverses influences (Jazz, Soul), le tout porté par d’excellents musiciens (piano, contrebasse et batterie) pour accompagner sa maitrise vocale impressionnante.  


Photos de la soirée par Marius sur la page Facebook de l'EntrePod

 

Le festival Archéo Jazz.

C’est assez improbable, mais c’était pour moi la première fois que je m’y rendais. Il aura donc fallu attendre la 37ème édition pour que j’y aille.

Pourtant, c’est à coté de Rouen, ça n’est pas très cher (moins de 30€ la soirée de 18h à environ 1h), le cadre est superbe, et la programmation chaque année très bonne : Nougaro, Petrucciani, Marcus Miller, Herbie Hancock, Stéphane Grapelli, Dizzy Gillespie, et bien d’autres sont venus se produire ici depuis 37 ans !

Cette année encore, une belle programmation avec Roger Hodgson (fondateur de Supertramp), Jimmy Cliff, Ibrahim Maalouf et Thomas Dutronc comme têtes d’affiche pour les 4 soirées du festival.

Le festival se déroule dans le cadre des ruines du Château de Blainville (pour « Archéo »), sous chapiteau et est dédié au Jazz, Blues et musiques du monde (pour le « Jazz »).

C’est super bien organisé avec notamment un nombre impressionnant de bénévoles qui guident dès l’arrivée dans le village, et un parking à proximité du spectacle, avec un accueil vraiment sympa.

 

J’aurai tout de même des bémols à apporter sur la soirée :

Tout d’abord (c’est peut-être parce que je ne suis pas familier), je trouve dommage qu’il s’agisse de concerts assis (et attention ! on a des consignes strictes comme si on était en colonie de vacances avant le début du concert).

Ça bloque un peu l’échange. C’est d’autant plus flagrant qu’à la fin du spectacle, nous étions « autorisés » à nous lever pour aller devant et là, ça prend une toute autre ampleur (et pour l’artiste, ça doit être autre chose). A priori, c’est pour des raisons de sécurité… peut-être… Mais j’ai déjà fait des concerts de rock/metal sous chapiteau, sans aucune mesure de la sorte, ni problème (les métalleux serait plus disciplinés que les auditeurs de Jazz ?)

 

Autre point très dommage : l’éclairage pendant le concert d’Ibrahim Maalouf… Incompréhensible… pourtant il était impeccable pour Rachel Ratsizaf ! Mais alors là, c’était presque l’inverse de ce qu’il fallait faire… Les spots éclairaient (éblouissaient) vers le public, les musiciens n’étaient pas éclairés quand ils jouaient (Ibrahim Maalouf éclairé en bleu alors que la lumière blanche éclairait les autres trompettes qui ne jouaient pas derrière), pas d’éclairage sur les moments forts (la fin du concert).

C’était peut-être voulu, mais le résultat n’a pas convaincu car c’était le point qui ressortait en fin du spectacle en échangeant avec diverses personnes.

Cela étant, ça n’est pas non plus dramatique mais ça aurait pu (dû) donner encore une autre dimension au concert.

 

Et dernier point, mais qui n’engage que moi, la charte graphique du site internet de l'ArchéoJazz nécessiterait d’être un peu modernisée.

 

Mais ça ne reste que des broutilles et globalement, ça m’a carrément donné envie d’y retourner pour les années à venir.


Illusions d'Ibrahim Maalouf:

 

Out of this world de Rachel Ratsizafy: