L’histoire

Dès leur arrivée sur l'île de hôzuki et son école, d’étranges situations se produisent et les petits camarades de Yume et Kokoro (présents sur l'île suite à leur abandon par leur mère) s’empressent de les mettre en garde sur l’aspect inquiétant de l’école et de l’île toute entière.

En effet, certains pensionnaires auraient disparu, des meurtres auraient été commis et des fantômes hanteraient l’endroit.

 

Selon les 4 pensionnaires restant, cela ne fait aucun doute : les professeurs sont derrière tout ça et ils cherchent par tous les moyens à dissimuler un lourd secret, quitte à employer la manière forte, voire l’élimination pure et simple des enfants un peu trop curieux.

 

Constatant par lui-même certaines choses troublantes voire dramatiques, Kokoro se met en tête de protéger coûte que coûte ce qu’il lui reste comme famille, sa petite sœur aveugle Yume, qui s’avère pour sa part très courageuse et perspicace devant les dangers qu’ils doivent affronter.

 

Le manque de confiance de Kokoro à l’encontre des adultes (notamment suite à leur abandon par sa mère), se retrouve également chez les autres pensionnaires qui semblent avoir chacun vécu des expériences difficiles avec leurs parents.

Ainsi tous ont développé une méfiance instinctive envers les adultes, lesquels apparaissent effectivement extrêmement louches.

 

Avis

Tout au long des 4 tomes, nous avons affaire à une sorte de thriller dans lequel un groupe d’enfants tente d’échapper aux dangers qui les menacent ; menace mise en relief par les comportements suspects et les mensonges des adultes qui les encadrent.

On peut également parler de huis clos puisque la première partie de l’histoire se déroule dans l’enceinte de l’école, la seconde partie s’étendant sur l’île toute entière mais confinée par l’océan, gardant un côté oppressant de « chasse à l’homme ».

 

Sur la forme, les premières pages installent une étrange atmosphère : l’ambiance est pesante mais les dessins de Kei Sanbe font très « gentillets » (le style graphique se veut simple mais expressif) ; cette légèreté se retrouve notamment concernant les formes généreuses de Melle Kai.

Ce premier abord plutôt naïf va s’estomper au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire tout en restant très direct ; le sentiment d’oppression se faisant au travers des jeux d’ombres et des regards qui font ressortir tantôt un sentiment de folie, tantôt un sentiment d’angoisse et de peur.

 

Malgré une fin qui peut déstabiliser, voire décevoir, l’ensemble reste cohérent avec une intrigue qui reste tout du long rondement menée et un dessin qui m’a convaincu.

Je conseille

 

L'île de Hozuki est à retrouver au Editions Ki-oon