L'histoire :

L'Homme a créé les Cylons, robots humanoïdes qui se sont rebellés entraînant une guerre entre les 2 « espèces ». Lorsqu’une trêve intervient enfin, les cyclons disparaissent et les humains n’en entendent plus parler durant quarante ans.

Un beau jour cependant, les Cylons viennent se rappeler à leur bon souvenir et détruisent les 12 colonies humaines qui avaient prospéré depuis la guerre.

Le Battlestar Galactica est le dernier vaisseau de guerre qui s'en est réchappé alors qu’il était sur le point d’être démilitarisé et transformé en musée, souvenir de la guerre entre humains et Cylons.

Seuls rescapés, et à la tête d’une population humaine réduite à quelques 50.000 personnes, le colonel Adama et son équipage se lancent avec la force du désespoir sur le chemin de la légendaire Terre ; cela avec les vaisseaux Cylons en permanence à leurs trousses.

C’est donc un renouveau de société qui doit se mettre en place parmi les survivants, chacun devant s’adapter à prendre en charge des missions et responsabilités jusque-là inconnues.

La série Battlestar Galactica comporte 4 saisons et est terminée depuis 2009.

Alors pourquoi est-ce que je parle d’une série terminée depuis 3 ans ?
Et bien tout simplement parce que j’étais complètement passé à côté à l’époque de la diffusion.

Si je me suis attaqué à Battlestar galactica, c’est qu’après avoir terminé Mass Effect 2, j’avais envie de me retrouver à nouveau plongé dans l’ambiance d’une épopée galactique, à la manière d’un space opera.

C’est ainsi que malgré mes aprioris, j’ai lancé le DVD du pilote et dès lors, je me suis enchainé les 4 saisons (y compris l’épisode complémentaire Razor) pendant environ 80 heures.

Grand bien m’a donc pris de laisser de côté mes préjugés car j’ai trouvé une série qui rentre directement au Panthéon de mes séries favorites.

Battlestar Galactica est vraiment une création majeure, ambitieuse et dense, et pas seulement dans le domaine de la science-fiction, puisque les thèmes abordés dépassent les canons du genre : problèmes de société, politiques, philosophiques, moraux, racisme, lutte entre classes, etc…

Les personnages sont également assez torturés et rien n’est facile dans les relations entre Humains et entre Cylons (voire entre Humains et Humains) ; un personnage sur le devant de la scène à un moment de la série peut se retrouver complètement au fond du gouffre quelques épisodes plus tard.

A la rigueur, une personne non adepte de l’univers de la science-fiction peut adhérer à Battlestar Galactica car on ne retrouve pas forcément les codes de ce genre : pas d’extraterrestres bariolés, pas de charabia incompréhensible et très référencé. Tout se passe dans un quasi huis clos (dans les vaisseaux de la flotte), basé sur les relations entre protagonistes, qui pourrait se passer finalement dans n’importe quel autre univers.

Bien sûr, certains codes sont tout de même présents mais de manière ponctuelle : combats spatiaux, robots humanoïdes, exploration spatiale, etc…

 

Au rayon des points moins glorieux, j’évoquerai le cas de la VF qui est à bannir car dénaturant la dimension dramatique de l’ambiance, tout comme les épisodes trop axés sur le côté religieux qui me m’ont pas forcément passionné.

De plus, la fin, à l’instar de la trilogie Mass Effect, divise les fans entre ceux qui ont adoré, et ceux qui la trouvent décevante après 4 saisons de montée et puissance.

Ce genre de déception est assez normal finalement car quand on s’approprie une série (ou n’importe quelle œuvre que ce soit), on se projette et on imagine la fin qui a de grande chance de décevoir si la « réalité » figée sur pellicule s’éloigne de la fiction personnelle.

Sur cette fin, je ne suis ni emballé, ni outré par car elle m’apparait comme arrivant juste au bon moment afin d’éviter l’essoufflement (qui commence à poindre vers la fin de la dernière saison avant le grand final).

Preuve de la qualité de la série, une fois le dernier épisode visionné, cela donne l’impression d’avoir perdu quelque chose.

Il reste toujours Caprica (préquelle à Battlestar Galactica) à regarder et attendre la diffusion de Battlestar Gallactica : Blood and Chrome (relatant la jeunesse de Bill Adama).

 

Un petit résumé de la série existe à la manière d’un jeu vidéo rétro.