Il y a quelques mois, Florence Porcel a présenté dans son podcast, La folle histoire de l’univers, l'album d'un artiste français dont je n'avais jamais entendu parler: Bambi Galaxy de Florent Marchet.

J'ajoute donc l'album à mes "trucs à écouter" sur Spotify, mais son écoute distraite ne retient pas plus que ça mon attention.

Quelques semaines plus tard, le hasard fait que j'arrive au milieu d'une conversation entre Ludo et Arnaud en marge d'une soirée EntrePod et v'la t'y pas qu'Arnaud encense cet artiste et vante cet album (entre autres).

Bon, je me dis que je suis peut être passé à côté de quelque chose, donc je tente à nouveau ma chance... avec un résultat guère plus probant. 

Et puis, il y a 2 semaines, je le vois sur le présentoir de ma médiathèque; du coup, je l'emprunte, me disant qu'avec un objet physique, je ferai moins de zapping que les bribes écoutées par-ci par-là via Spotify, et que son écoute plus attentive dans ma voiture me donnera l'occasion de statuer une bonne fois pour toutes si ce n’est définitivement pas pour moi.

Et j'ai bien fait!

Si, a priori, Florent Marchet et Bambi Galaxy n'avaient pas grand-chose pour me plaire (sonorités très 80', chant se rapprochant parfois de Souchon, côté un peu branchouille, ...), je me suis laissé prendre par son univers.

Individuellement, les morceaux sont plutôt sympas (certains me parlent plus que d'autres) mais il n'y a pas forcément un morceau phare que j'aurais envie d'écouter en boucle.

En revanche, le gros point fort, c’est que l'album est très cohérent dans son ensemble ; c’est un véritable album concept, duquel il ressort un sentiment de mélancolie,  de mal être de l'être humain : trop à l'étroit sur sa planète, rêvant de grand espaces, mais risquant de déchanter et se brûlerles ailes une fois qu'il aura quitté le plancher des vaches pour se lancer à grand échelle dans l'exploration spatiale...

J’aime particulièrement le morceau d'introduction de l'album, Alpha Centaury, mais aussi le titre Apollo 21 qui illustre et résume bien ce que je viens de décrire.

C’est vraiment un album qui s’apprécie dans son ensemble et non pas comme une compilation de chansons d’un même artiste.

Je l’ai écouté quasiment en boucle sur mon trajet pendant une bonne semaine.

D’après Arnaud, la musique de Florent Marchet prend toute son ampleur sur scène, je pousserais bien la curiosité jusqu’à aller le voir.